Ces douze dernières années, dans un contexte de crise de confiance envers les médias, l’Arcom a prononcé 52 sanctions contre les chaînes du groupe Vivendi, dont 16 en 2024.
Or, bien qu’elle soit présentée comme une stratégie industrielle, la concentration des médias par Vivendi sert une influence politique. Elle fragilise le pluralisme, déjà affaibli par la baisse de la presse écrite et les dérives audiovisuelles, comme la diffusion d’informations trompeuses et faussant le débat démocratique par CNews. Vivendi apparaît donc comme un cas d’école des dangers de la concentration médiatique pour la démocratie.
Depuis 2022, les différentes initiatives parlementaires n’ont pas abouti à des réformes législatives. Par conséquent, ma proposition de loi “visant à prévenir la concentration des médias, à protéger leur liberté éditoriale et à renforcer le pluralisme” fixe des seuils de détention pour limiter la concentration et introduit un droit d’agrément des journalistes sur la nomination de leur directeur de rédaction.
Pour plus d’informations : Proposition de loi, n° 1935 – 17e législature – Assemblée nationale